Kalundu : le PFCIGL engage l’acquisition des équipements destinés à la modernisation du port
L’ouverture des offres pour l’acquisition des équipements d’accostage, de navigation et de manutention marque une nouvelle étape dans la transformation du Port de Kalundu, appelé à jouer un rôle accru dans les échanges entre la RDC et l’Afrique de l’Est.
Kinshasa, 25 septembre 2026 — À Kalundu, le changement ne se limite plus aux plans et aux études. Après le lancement des travaux de modernisation du port, le PFCIGL vient de franchir une nouvelle étape : la réception et l’ouverture des offres pour l’acquisition des équipements destinés à renforcer les capacités opérationnelles du port d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
La séance s’est tenue à Kinshasa sous la conduite du service de passation des marchés du PFCIGL. Cette étape ouvre désormais la voie à l’évaluation technique et financière des offres avant l’attribution du marché, conformément aux procédures applicables par la Banque mondiale.
Derrière cette procédure de passation des marchés se trouve une ambition concrète : permettre au Port de Kalundu de mieux accueillir les navires, de faciliter la manutention des marchandises et de rendre les opérations portuaires plus efficaces et plus sûres.
Pour les commerçants et les opérateurs économiques qui utilisent les voies lacustres et les corridors reliant l’Est de la RDC aux pays voisins, la modernisation du port pourrait progressivement se traduire par une meilleure organisation des opérations, des capacités de manutention renforcées et une amélioration des conditions de circulation des marchandises.
Le futur dispositif comprend notamment une drague, des canots spécialisés, des équipements d’accostage, des grues et différents engins de manutention. Des équipements de levage et de transport, ainsi qu’un atelier mécanique destiné à assurer la maintenance des engins et des équipements portuaires, sont également prévus. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement de construire ou de réhabiliter des infrastructures. Il faut également donner au port les moyens de fonctionner efficacement une fois les travaux achevés.
Situé à Uvira, à environ 120 kilomètres de Bukavu, Kalundu occupe une position stratégique sur le lac Tanganyika. Géré par la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), le port constitue l’un des points d’accès de la RDC aux réseaux commerciaux reliant le pays à la Tanzanie, à la Zambie et au Burundi.
Cette position lui confère un rôle important dans les échanges de marchandises entre la RDC et l’Afrique de l’Est. Kalundu s’inscrit notamment dans la dynamique du corridor central reliant la RDC à la Tanzanie et au port de Dar es-Salaam.
Dans cette configuration, chaque amélioration des capacités du port peut avoir des répercussions au-delà de ses quais. Des opérations de manutention mieux organisées et des équipements adaptés peuvent contribuer à fluidifier le passage des marchandises et à renforcer la connexion entre les producteurs, les commerçants, les transporteurs et les marchés régionaux.
Pour les petits commerçants comme pour les opérateurs de plus grande taille, l’enjeu est celui d’une chaîne commerciale plus fluide, capable de mieux accompagner les volumes d’échanges entre la RDC et les pays voisins.
La modernisation de Kalundu avait franchi une première étape le 3 décembre 2025 avec le lancement des travaux. Le projet prévoit notamment le terrassement et le dragage, la construction d’un deuxième quai, la réhabilitation du quai existant et de la digue.
Le chantier comprend également la construction de bâtiments administratifs, d’un dispensaire et d’un atelier mécanique, l’aménagement de l’esplanade en béton armé, ainsi que la réalisation des réseaux d’eau potable, d’assainissement et de drainage.
Des installations électriques, un système photovoltaïque, des dispositifs de protection contre l’incendie et un système de communication et de vidéosurveillance sont également prévus.
L’objectif est de disposer d’un port dont les infrastructures et les équipements répondent davantage aux besoins des activités commerciales et logistiques.
Cette transformation intervient dans une région où les échanges transfrontaliers jouent un rôle important dans la vie économique des communautés. Les produits agricoles, les biens de consommation et d’autres marchandises circulent quotidiennement entre la RDC et les pays de la région. La performance des infrastructures de transport devient dès lors un facteur déterminant pour faciliter ces échanges.
À terme, la modernisation du Port de Kalundu doit permettre de renforcer son rôle dans les chaînes de valeur et dans les échanges commerciaux régionaux. L’infrastructure pourra notamment contribuer à faciliter l’acheminement des produits agricoles, à soutenir l’exportation des ressources et à améliorer la connexion des producteurs et opérateurs économiques aux marchés.
Cette perspective rejoint l’objectif du PFCIGL de faciliter le commerce et de renforcer l’intégration économique dans la région des Grands Lacs.
L’ouverture des offres du 25 septembre marque donc une étape essentiellement technique et procédurale, mais son enjeu est beaucoup plus large. Elle rapproche progressivement Kalundu d’un nouveau modèle de fonctionnement : un port mieux équipé, davantage connecté aux corridors commerciaux régionaux et capable de répondre aux besoins croissants des échanges entre la RDC et ses voisins.
À Uvira, la transformation de Kalundu se joue ainsi à la fois sur les quais, dans les équipements et, demain, dans la capacité des commerçants et des opérateurs économiques à faire circuler leurs marchandises dans de meilleures conditions.