Gitega : lancement d’un atelier régional sur le signalement des obstacles au commerce transfrontalier
Burundi - Gitega, 9 mars 2026 — La capitale politique du Burundi, a accueilli le lancement officiel de l’atelier régional de formation des formateurs sur l’utilisation du système en ligne et par SMS de signalement des obstacles non tarifaires (ONT), le lundi 9 mars 2026. Cette rencontre technique s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la facilitation du commerce transfrontalier dans la région des Grands Lacs, notamment entre le Burundi et la République démocratique du Congo.
Organisé avec l’appui du PFCIGL – RDC et Burundi et du COMESA, l’atelier se tient du 9 au 12 mars 2026 et réunit des représentants des institutions publiques, des unités de mise en œuvre des projets et des points focaux nationaux chargés du suivi des obstacles non tarifaires.
L’objectif est de renforcer les capacités des participants afin qu’ils puissent, à leur tour, former d’autres acteurs impliqués dans la gestion et la résolution des plaintes liées au commerce transfrontalier.
Dans son intervention, Bruno Mbayi Bashadila, Directeur du Commerce Extérieur, Chef de la délégation de la RD Congo, a rappelé que cet atelier s’inscrit dans la dynamique de coopération commerciale entre la RDC et le Burundi, notamment à travers la mise en œuvre du Régime Commercial Simplifié (RECOS) du COMESA. un mécanisme destiné à faciliter les échanges entre petits commerçants transfrontaliers.
Il a souligné que les barrières non tarifaires continuent d’affecter négativement les échanges commerciaux et les revenus des communautés vivant le long des frontières.
« Le commerce est un outil de croissance économique. Lorsque les petits commerçants rencontrent des barrières non tarifaires, cela impacte directement leurs activités et ralentit les échanges », a-t-il déclaré.
Le chef de la délégation congolaise a également insisté sur la nécessité d’identifier non seulement les obstacles formels reconnus dans les systèmes régionaux, mais aussi les difficultés concrètes rencontrées par les commerçants, notamment les femmes.
Selon lui, l’atelier permettra aux participants de mieux comprendre ces obstacles et d’apprendre à les signaler efficacement à travers les outils numériques développés par le COMESA.
De son côté, Consolate Sibomana, Directrice du Commerce extérieur au Ministère du Commerce, du Transport, de l’Industrie et du Tourisme du Burundi et cheffe de la délégation burundaise, Cheffe de la délégation burundaise, a rappelé que le 30 octobre 2024, le Burundi et la RDC ont officiellement lancé le RECOS du COMESA aux frontières communes, une initiative visant à promouvoir les échanges transfrontaliers et à soutenir les petits commerçants.
« Le commerce transfrontalier joue un rôle essentiel dans la vie des communautés frontalières. Il contribue à la prospérité économique, renforce les relations entre les populations et favorise les échanges culturels dans la région », a-t-elle souligné.
Toutefois, elle a reconnu que de nombreux commerçants continuent de faire face à diverses difficultés aux frontières, notamment des tracasseries administratives et d’autres formes d’abus qui restent souvent non signalés.
Au cours de cet atelier, les participants seront formés à l’utilisation des outils numériques de signalement des obstacles non tarifaires, notamment la plateforme en ligne et le système de notification par SMS.
Ces dispositifs permettront aux commerçants, aux administrations et aux institutions concernées de signaler rapidement les problèmes rencontrés aux frontières et d’en assurer un suivi plus efficace par les autorités compétentes.
Au terme de cet atelier, les participants devraient être en mesure de déployer et d’administrer le système de signalement des plaintes dans leurs pays respectifs, notamment à travers l’installation et la configuration de la plateforme SMS.
À travers cette initiative, les deux pays entendent améliorer la transparence dans la gestion des plaintes, accélérer la résolution des obstacles au commerce et renforcer les conditions d’activité des commerçants transfrontaliers.
L’atelier de Gitega marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts régionaux visant à promouvoir un commerce plus fluide, inclusif et sécurisé dans la région des Grands Lacs.