Zéro VBG sur les sites du PFCIGL : HEAL Africa démarre ses activités pour protéger les communautés et les commerçants transfrontaliers
Bujumbura, 18 juin 2026 – Pour les milliers de commerçants transfrontaliers, de femmes entrepreneures, de jeunes, de travailleurs et de familles vivant autour des infrastructures du PFCIGL, la reprise des travaux s'accompagne d'une priorité essentielle : garantir que le développement économique se fasse dans un environnement sûr, respectueux de la dignité humaine et exempt de toute forme de violence.
C'est dans cette dynamique que l'ONG HEAL Africa, recrutée par le PFCIGL, financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par le Gouvernement de la RDCongo, a été officiellement présentée, ce jeudi 18 juin 2026, aux équipes de sauvegarde environnementale et sociale des entreprises adjudicataires ainsi qu'aux missions de contrôle réunies au Bureau des Opérations Temporaire du projet à Bujumbura.
Cette rencontre marque le lancement effectif d'un vaste programme de prévention et de réponse aux Violences Basées sur le Genre (VBG), à l'Exploitation et aux Abus Sexuels (EAS) ainsi qu'au Harcèlement Sexuel (HS), destiné à accompagner la mise en œuvre des infrastructures transfrontalières du projet.
Au-delà de la construction des ports, marchés et postes frontaliers modernes, le PFCIGL investit également dans la protection des populations qui en seront les premières bénéficiaires. L'ambition est de faire des sites du projet des espaces où les femmes commerçantes, les travailleurs, les jeunes et les communautés riveraines peuvent évoluer en toute sécurité, avec un objectif partagé par tous : Zéro VBG sur les sites du projet.
Grâce à son expertise reconnue dans la prévention des violences sexuelles et la prise en charge holistique des survivantes, HEAL Africa conduira des activités de sensibilisation, de formation et de renforcement des capacités auprès de l'ensemble des acteurs présents sur les sites. Les petits commerçants transfrontaliers, les organisations féminines, les communautés riveraines, les entreprises de construction, les équipes du PFCIGL, les missions de contrôle ainsi que les services étatiques aux frontières seront mobilisés afin de devenir des acteurs de prévention et de promotion d'un environnement respectueux des droits de chacun.
Les formations aborderont les notions fondamentales relatives aux Violences Basées sur le Genre, les facteurs de risque dans les contextes de grands travaux, les mécanismes de prévention et de prise en charge, le cadre juridique congolais, le fonctionnement du Mécanisme de Gestion des Plaintes ainsi que le respect du Code de bonne conduite applicable à tous les intervenants du projet.
À travers cette approche participative, le PFCIGL entend renforcer les capacités des communautés elles-mêmes afin qu'elles puissent prévenir les violences, orienter les victimes et contribuer à instaurer une culture de respect et de responsabilité collective autour des nouvelles infrastructures.
Pour le Coordonnateur du PFCIGL, Thierry Kayembe, cet investissement dans le capital humain est indissociable de la réussite du projet. « Formés sur la prévention des VBG, les participants influenceront positivement la lutte contre les abus dans le contexte frontalier congolais, non seulement durant l'exécution des travaux, mais aussi au sein des communautés. »
En plaçant les bénéficiaires au cœur de son action, le PFCIGL confirme que les infrastructures qu'il construit doivent être porteuses d'opportunités, mais aussi de valeurs. Car faciliter le commerce transfrontalier, c'est également promouvoir des espaces où les femmes, les hommes et les jeunes peuvent entreprendre, travailler et vivre dans un climat de confiance, de respect et de sécurité.
Le déploiement de HEAL Africa constitue ainsi une étape importante vers la réalisation de cette vision : des frontières modernes, inclusives et protectrices, où le développement économique va de pair avec la protection des personnes et où chacun est appelé à contribuer à l'atteinte d'un même objectif : zéro VBG sur les sites du PFCIGL.